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Ce que le vent apporte (Jaime Martin)

Dans Ce que le vent apporte, Jaime Martin plonge un jeune étudiant en médecine & militant communiste de Moscou en pleine Sibérie du début du siècle. Envoyé là-bas pour diriger un petit hôpital le temps que son implication dans des heurts entre manifestants et l’armée se tasse, il se retrouve à faire face à des villageois pétris de traditions et de superstitions, sceptique et même hostile aux méthodes modernes que le nouveau médecin fait en sorte d’introduire. Et comme si cela ne suffisait, des morts étranges s’accumulent qui semblent être l’œuvre d’une créature sauvage qui hante le blizzard. Pour un jeune moscovite, la découverte de ce monde rude, régit par une autre pensée est un choc d’autant plus violent que les circonstances terribles rendent les gens méfiants et ne sont pas en faveur de la mise en avant des techniques modernes qu’ils souhaitent promouvoir. Jaime Martin met en scène un récit bien mené, prenant, avec

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Féroces tropiques (Joe Pinelli & Thierry Bellefroid)

Féroces tropiques est une idée, inspirée de la vie et de l’œuvre du peintre expressionniste allemand Heinz von Furlau, qui a tourné dans la tête de Joe Pinelli pendant de nombreuses années. Il a finalement confié le scénario à Thierry Bellefroid pour en arriver à un album de quatre-vingts pages très particulier. On plonge à la suite du peintre qu’un naufrage a amené en plein cœur de la Papouasie où il découvre la beauté sauvage et de laquelle il est arraché pour se retrouver projeté dans les tranchées. L’après-guerre ne lui laissera guère d’illusions, et très vite il repart dans une véritable quête initiatique artistique à la recherche de la beauté sauvage qu’il avait découverte. Au-delà du scénario prenant, ce qui fait le véritable intérêt [...]
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Publié par Arcans : 36

Au cœur des ténèbres (Stéphane Miquel & Loïc Godart, librement adapté du roman de Joseph Conrad)

J’ai déjà parlé de Joseph Conrad en évoquant la superbe bande dessinée, Kongo, qui retrace son propre voyage en Afrique, ce même voyage qui a inspiré son magnifique roman Heart of Darkness. Ce roman a également été adapté en bd, par Stéphane Miquel et Loïc Godart. Si Kongo est un album d’une puissance rare, il n’en est malheureusement pas de même pour Au cœur des ténèbres. Je pense que le dessin en tant que tel a, dans l’ensemble, du mal à retransmettre la lourdeur de l’ambiance du récit, et le scénario a coupé quelques scènes parmi les plus impressionantes : la mort de l’acolyte noir de Marlow est un instant, une [...]
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Publié par Arcans : 36

La guerre éternelle (Joe Haldeman & Marvano)

Avant d’être une bande dessinée, La guerre éternelle est un roman de science fiction de Joe Haldeman. Je ne l’ai pas lu, mais cet auteur ne m’est pas inconnu, ayant Pontesprit dans ma bibliothèque. Bien qu’il soit signalé comme auteur au même titre que Marvano, Haldeman a surtout accepté l’idée et fait montre de son enthousiasme aux planches que lui présentait le dessinateur, c’est en tout cas ce qu’on apprend en lisant les préfaces des deux auteurs dans le premier volume de la trilogie publiée chez Dupuis en 1988–9, collection Aire libre. L’enthousiasme d’Haldeman me semble justifié, car l’ambiance n’est vraiment pas sans me rappeler Pontesprit, et donc l’œuvre purement littéraire de l’auteur. La reprise d’un scénario littéraire particulièrement solide se ressent [...]
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Publié par Arcans : 36

Le passager (Vink)

Nous préférons créer notre propre façon de vivre. Ta mémoire de Wochita étant encore faible, je vais te rappeler l’histoire du peuple des Errs.

Vink, que j’ai découvert par la magnifique série Le moine fou, offre dans un voyage onirique dans monde plein de merveilleux. On est à la limite du conte de fée servi par un dessin moins réaliste que Le moine fou, mais où l’art de la couleur de Vink se déploie avec d’autant plus de flamboyance qu’il rend un monde féérique. C’est un récit mignon, gentil, et surtout plaisant et distrayant, dont on sort avec un léger sourire joyeux.

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Publié par Arcans : 36

Le chant de mon père (Keum Suk Gendry-Kim)

Le chant de mon père est un récit autobiographique dans lequel l’auteur parcours en quelques épisodes sa vie depuis son enfance dans un petit village du Sud de la Corée dans les années 70 jusqu’à son départ pour Paris au milieu des années 90, avec la visite de sa mère en 2010 comme fil rouge de ces souvenirs. Porté par un superbe dessin de noir, blanc et gris, on découvre par tranche un quart de siècle de vie en Corée : la campagne traditionnelle, la migration pleine d’espoirs vers la ville, la réalité de cette dernière, les difficultés de grandir dans cet environnement, avec en toile de fond des épisodes durs de la Corée des années 80 (massacres de mai 80, le traditionnel “nettoyage” de la ville qui accompagne les Jeux Olympiques ici, mais aussi coupes du monde de football). Ce sont essentiellement des souvenirs d’enfance et du début [...]
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Publié par Arcans : 36

Insomnie, et autres histoires (Adrian Tomine)

Un jeune adulte cherche à récupérer son ex dans un snack, la nuit. Une dame âgée mange un sandwich dans sa vieille Cadillac et se souvient de son premier amour. Une jeune femme répond aux attentes de son boyfriend qui l’enjoint de dire des cochonneries au téléphone. Après une soirée passée à boire avec des amis, une femme s’assoit dans sa voiture et réfléchit quelques instants en laissant tourner le moteur. De courtes nouvelles, de une à onze pages, publiées dans les quatre premiers numéros d’Optic Nerve, le comic book d’Adrian Tomine. Seize récit sobres et délicats, autant de contes réalités sur la vie moderne. Né en 1974, Adrian Tomine a publié sa première histoire en bandes dessinées à l’âge de 17 ans, tandis qu’il était encore étudiant en [...]
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Publié par Arcans : 36

Achevé d’imprimer (Mabesoone & Mau)

En résumé, et malgré son air buté de vieil acariâtre antisémite, j’espérais qu’un jour, je serais digne de lui prouver quelque chose. Je l’ai ouvert en deux avec le grand couteau de la cuisine. De haut en bas. Il en a foutu partout, mais paix à son âme. C’est la loi du contraire systématique. Maintenant que je suis publiée, je ne vais pas m’emmerder avec les détails. Julien Petit a été élevé par son papou après la mort de ses parents dans un accident de voiture qui lui a également coûté un œil. À 25 ans, Julien Petit est devenu un auteur qui n’a rien publié et dont les auteurs ne veulent pas. Les gens ne prennent pas au sérieux, alors plutôt que d’être un écrivain raté, il décide de devenir un [...]
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Publié par Arcans : 36

Remember (Benjamin)

Alors, si ça n’est pas un volume parfait pour découvrir un auteur, je ne sais pas ce que c’est. Deux histoires qui posent les bases d’un style unique, des textes explicatifs de l’auteur, un par histoire, une postface, un porte-folio avec tout plein de dessins, chacun accompagné d’un commentaire explicatif. Voilà tout ce que l’on trouve dans ce volume intitulé remember, l’occasion de découvrir Benjamin, fer de lance d’une “ère nouvelle” pour la bande dessinée chinoise. Les deux histoires —Personne n’est capable de voler. Personne n’est capable de se souvenir et L’été de cette année-là—, qui ne sont pas dénuées d’une certaine inspiration auto-biographique, reconnue et explicitée par l’auteur dans ses commentaires, mettent en scène de jeunes dessinateurs de bandes [...]
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La belle mort (Mathieu Bablet)

La belle mort surfe sur la vague post-apocalyptique, avec un petit côté insectueusement délirant. On y retrouve les ingrédients classiques y sont : l’isolation, la survie, le mouvement, la fuite, la peur, l’inconnu, les conflits, les questionnements,… L’essentiel est suivi au niveau d’un groupe de trois hommes qui parcourent des paysages urbains abandonnés, à moitié pour fuir la cause de la destruction, à moitié pour rechercher… Autre chose, quelque chose, une lueur d’espoir… Et un final tonitruant. L’on en sait guère plus que ce que les trois personnages apprennent par eux-mêmes, cela laisse énormément de portes ouvertes. À déconseiller si on aime les réponses, à lire si on aime les questions laissées ouvertes.

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Publié par Arcans : 36
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